Quand le corps et l’esprit ne va plus.


Plusieurs d’entres vous ont remarqués mon absence depuis une semaine et me demande ce qu’il m’est arrivée. Comme je ne désire pas répondre à tous et devoir réexpliquer sans arrêt, je le ferais par ici. Je sais que beaucoup diront que je n’ai pas à le dire, que je n’ai pas à expliquer mais j’ai toujours été une personne ouverte sur sa vie, alors je continuerais de l’être. Par contre, il est plus que probable que ma façon de voir et de vivre les choses changera.

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Samedi le 4 Mai autour de 14h00, mon corps, mon esprit mon signifiés que je devais arrêter et ce de manière sans équivoque. J’avais depuis plusieurs semaines vécue des sentiments intenses que je refoulais afin de garder la tête haute et de démontrer à tous et surtout à moi-même que j’étais forte. Plusieurs ingrédients m’ont menés à cette épisode. Tout d’abord et comme pour beaucoup d’entre vous, j’ai vécue une déception au niveau de l’emplois au milieu de Février en perdant un mandat que j’affectionnais beaucoup et pour lequel j’avais une grande fierté. Ajoutons à cela, le manque de soleil, la vie de nuit, le manque de sommeil et lentement les choses ce mettaient en place. Autour de la fin Février je dut encore une fois, changer d’endroit ou vivre, trouver les amis, ou plutôt encore une fois les dérangés afin que je puisse être dans mon nouveau chez moi. Par la suite le manque d’argent, le manque d’organisation aidant, j’ai négligés mon hormono-thérapie pendant presque 2 mois. Pour ceux qui ne le savent pas, les transsexuelles opérées doivent prendre des hormones de remplacement jusqu’à la fin de leur jours. Sans cette thérapie, on se retrouvent brusquement en ménopause, pour celles qui ont une idée de ce dont il s’agit, ils vous suffit d’imaginer de tomber en ménopause en 1 mois au lieu dès quelques mois voir années pour certaines. Avec cela vient les changements d’humeur, émotions à fleur de peau, chaleur, froid et douleur dans les muscles, bref rien pour aidé à cette recette m’ayant menée à cette dure prise de conscience. Deux semaines avant l’événement, certains en ont été témoins mon corps commençait à donner des ratés. Je vivais des baisse de pression frisant la perte de connaissance, plusieurs crise de migraine ophtalmiques par semaine, migraine etc. Je n’allais pas et mes proches m’en faisaient mention. Chaque fois je disais que j’allais consulter, que j’allais bien, que ce n’était pas bien grave et trouvais mille et une raisons. Je vivais à bout de souffle avec la net impression que je n’allais pas suivre, mais me disais que j’étais forte etc. La semaine avant l’événement, un violent abcès dentaire prit place dans ce terrain fertile que j’étais, mon système immunitaire était lui aussi essoufflés. Au même moment et ce ne fut pas un bon choix de ma part, je fis l’acquisition d’un petit chiot de deux mois qui me demandais énormément d’énergie que je n’avais plus d’ailleurs. La douleur de mon abcès devint vite insupportable et après consultation, je dut entreprendre une antibiothérapie qui ne fonctionna pas, et on me fis prendre 3 antibiotiques différents et en même temps. Ajouter à cela de la codéine 30 mg, des doses d’ibuprofène de près de 1000 mg au 4h qui me causèrent de gros brûlement d’estomac et le scénario pour l’événement à venir était mis. Quelques jours avant l’événement, n’ayant plus de force et d’énergie mes relations sociales se dégradèrent au point ou j’entrai en conflit avec quelqu’un et tout cela me mena à dormir que 4 hr en 3 jours. Je dut aller pendant ces deux journée remplir mes obligations en ville, à des heures très tôt sans sommeil. Au retour lentement mes surement je perdais du contrôle.

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Le vendredi, je commençais à me sentir désorientée, j’avais beaucoup de difficulté à fixer mon esprit, suivre une conversation ou même bougé. Je me sentais comme une personne sous l’effet de l’alcool, je réussis de peine et de misère à me coucher vers les 2 am ce vendredi la, et le lendemain, j’entrepris comme à l’habitude mon boulot. Sur place, je me refermais, n’osais pas regarder personnes, le fil de mes idées étaient complètement décousus. Je me battais pour ne pas m’effondrée en larme au milieu de tous, par crainte de faiblesse etc. Au dîner,  Je quittais pour aller manger et en route, je tombais en crise. Je pleurais beaucoup au point ou je dut me garer pour éviter d’avoir un accident. Sur place, ma crise pris de l’ampleur comme je n’avais jamais vu. Mon esprit se mis à s’emballer, le monde extérieur disparaissait peu à peu. Les idées s’entremêlèrent à une vitesse folle, à ce moment mes souvenirs deviennent plus difficile. J’ai commencée à penser à mettre fin à mes jours, j’étais la dans ce stationnement à ne plus savoir quoi faire, comment le faire. J’avais suffisamment de médicament avec moi, là ici pour que cela se fasse sans douleur. Lorsque ces pensées ont effleurés mon esprit, j’ai eue très, très peur de moi-même, jamais je n’avais eue ce genre d’idées. Je ne contrôlais, plus rien, je sentais que je perdais totalement le contrôle de moi. J’ai appelée à l’aide à un ami en lui mentionnant ou j’étais et qu’il devait appelé une ambulance car je ne gérais plus rien. Ce fut pour moi le temps zéro, après cette appel j’ai perdu le contact avec moi même.

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Les heures qui ont suivis sont plutôt nébuleuse. J’ai quelques souvenir éparses, ont m’a hospitalisé en psychiatrie, ont m’a raconté qu’a l’hôpital et ou pendant le trajet en ambulance, je ne répondais plus au stimulus extérieur, j’étais en crise de pleur intense. Ont m’a dit que pendant les 2 premières heures de la crise, ont à craint pour mon cœur, ma pression sanguine à dut monter autour des 200 sur 140, ce qui est semble t’il très gros. Bref, on m’admit d’urgence et fut transféré en psychiatrie ou ont m’administra des calmants. J’ai commencée à retrouver un peu les esprits vers les 20h du soir. J’étais complètement bouffis, perdu, apeurée au milieu d’autre personnes ayant des trouble psychiatrique très profond. Ce soir là on me donna des médicaments pour dormir et je dormis presque 17hr en ligne. Le dimanche, j’avais mal à mon corps, à la tête à la vie un peu comme un gros lendemain de veille, quand le soleil vous brûle par sa lumière. Je passais ma journée dans mon lit navigant de ma chambre à l’extérieur et en osant pas croisée le regard de qui que ce soit. J’avais peur, très peur.

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Par chance j’étais très bien entourées par des amis qui ont pris ma vie en charge comme jamais ont ne l’avais fait avant. Ceux-ci ce sont littéralement épuisés pour moi, fait des pieds et des mains afin de m’aider. Ce qu’ils ont fait, personne n’avais avant ce jours autant fait pour moi. Je leur en serais éternellement reconnaissante. Pendant ce séjour en milieu hospitalier, je naviguais entre la net impression que j’étais guéris pour 5 minute plus tard être totalement vidée, épuisée d’avoir juste pensée à ce qui se passerais à ma sortis. Le simple fait de pensée à aller me laver, me vidais. J’ai beaucoup discutée avec les infirmières sur place, afin de comprendre ce qu’il m’arrivais. Je ne pouvais pas être faible à ce point, merde je suis plus forte que cela quand même. J’ai passée d’autres épreuve dans la vie. Sur place ont m’a expliqué que je devais cesser de me mettre de la pression, cesser de vouloir, cesser tout. De juste accepter.

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Le personnel sur place fut extra-ordinaire, ont s’occupa de moi merveilleusement bien et ce même si j’était transsexuelle, on fit le nécessaire afin que ceux qui durent savoir le sache et que les autres non. On fit attention lorsqu’on me nomma et on comprit assez bien ma situation.

Alors aujourd’hui 7 jours plus tard ou en suis-je?

J’accepte difficilement le verdict, j’ai souffert de trouble d’adaptation avec humeur dépressive. Moi? Je ne peut pas être faible, je n’ai pas le droit de faillir. Mon esprit ne doit pas avoir cette tare. Je vis difficilement l’aide que j’ai reçu de ses amis, j’ai beaucoup de difficulté à accepter qu’on puissent m’aider, à laisser aller. Aujourd’hui suis-je mieux que Samedi passée? Oui! mais je suis très loin d’être en parfaite forme, le simple fait de sortir aller faire les commissions m’épuise, je dors beaucoup, je pleure et tout cela fait partis de la guérison. Juste penser à plus tard, à comment je vais dire à ses amis que je les apprécient suffit à vider des mes énergies.

Avant aujourd’hui je ne croyais pas à ses choses, la dépression était quelques chose d’abstrait, que jamais ne m’affecterais. J’ai trop vu dans ma vie de faux dépressif que je n’était venu à croire que ce problème en était pas vraiment un. Oh bien sur ma mère vécue voila plusieurs années une situation semblable bien que énormément pire que celle que je vécue mais moi, jamais je n’aurais à vivre cela car j’étais forte et en contrôle.

Maintenant je sais que je dois laisser aller, que je ne contrôle pas tout, que je dois accepter de demander de l’aide, que mes émotions doivent être vécue, que je dois dire ce que j’éprouve etc. Je sais aussi que je vais avoir besoins d’aide de spécialiste afin d’apprendre à vivre les choses mieux. Je vais devoir comprendre que cette faiblesse est une force.

Je suis mieux mais il me reste beaucoup de chemin à parcourir. Il se peut que dans les prochains jours et semaine, je sois distante, que je ne sois pas aussi jasante qu’avant. Je dois me concentrer sur moi, refaire mes forces et réapprendre à me faire confiance et faire confiance à mon entourage. Merci de respecter  cela.

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Je vous aiment chers lecteurs xxxx


A propos de pseidonia

Une personnalité attachante et d'une candeur rafraichissante. Elle est des plus loyale et prête à s'impliquer pour aider qui appel. Parfois soupe au lait et d'un nature pantouflarde elle peut en l'espace d'un instant devenir l'humoriste de la place J'ai 35 ans je travail comme conseillère aux soutient technique à la clientèle chez Vidéotron et j'enseigne la réanimation cardio respiratoire et le secourisme pour un grand ONG mondial, j'aime l'informatique, le ciné et la vie en général. Le magazinage on s'en sort pas bien sur. J'ai étudiée à l'école George-Vanie à Laval jusqu'a secondaire 4 et à l'école Évariste-Leblanc du 4 au 5. J'ai fait mon diplôme en design de mode à l'institut supérieur de design de mode de montréal. Bref je crois que j'ai fais le tour un peu de qui je suis ahh oui c vrai bienvenus et je suis heureuse de vous revoir xxx