La nuit ou mes vies me sont apparut 6


Par une nuit claire d’été où le ciel se laissait touché par le grandiose, mon être entier ce mit à vibrer. Vous savez, pour ceux qui sont au fait de ces choses, lorsque vous vous sentez submerger par d’intenses ressacs qui vont et viennent inlassablement en vous parcourant l’échine pour à chaque fois augmenter les limites de votre être. Je sentais peu à peu que la frontière du monde s’atténuait, comme si un voile était levé. On aurait dit que le monde autour de moi prenait vie, tout autour semblait se gorger d’intensité. Je me rappelle encore très clairement cette soirée ou je tentais d’expliquer le monde à un bon ami.

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Les images en moi commencèrent à arriver, doucement tout d’abord comme la brise précédent la tempête et puis de plus en plus rapidement. Très rapidement je me sentis submergée par cette énergie que je n’avais point sentis depuis des lunes, un certain soir voilà 15 ans où j’implorais l’univers de bien vouloir écouter mes doléances. Cette fois, j’en connaissais l’origine et ayant pleinement confiance en ce à quoi il m’était donné de vivre, je laissai celle-ci agir.  Je puis vous assurer que cette autre personne qui m’accompagnait en ces moments, garde en lui un souvenir très tenace de tout cela.

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Toujours est-il que je me mis à discourir de l’énergie des choses, de mes expériences passées, ce qui m’amena à revivre l’évènement du fameux soir voilà 15  ans où j’eusse pour la première fois de ma vie la certitude absolu et sans équivoque que nous sommes tous reliés et que nous sommes beaucoup plus que ce que nous croyons. Des images ont commencés à venir s’imprégner en moi, montrant des personnages passés. Tel un film dont on se ressasse les moments marquant, je revivais des petits moments en apparence pris au hasard. Ces personnages n’avaient pour la plupart rien de bien spécial, bien que quelque uns semblaient avoir eue un certains impact en ce bas monde, sans toutefois mériter le titre de célébrité. Parmi ce flot incessant, je vis plusieurs fois des scènes où j’étais accompagnée d’une autre personne sans liens apparent au départ. Je compris peu à peu qu’il s’agissait fort probablement de moment ou ma vie aurait croisée celle de l’ami avec qui j’étais ce soir-là.

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Tout ce passait à une vitesse absolument incroyable, il est difficile pour ceux n’ayant point vécue ce genre d’expérience d’en faire éprouver la pleine compréhension. Ont aurait dit que j’étais branchée à la source, tout devenait parfaitement clair. Certains parleraient de « chaneling » d’autres d’illumination voir pire encore, de m’être laissée emporter à la folie de l’instant. Toujours est il  que j’étais en complète harmonie avec mon être.

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Les premières images furent celles d’un passée plus au moins proche, celle-là où je fus probablement en guerre, de vague souvenir semblant m’appartenir en provenance de ce qui semblait être le Vietnam. J’étais accoudé au fond d’une tranchée, puante d’humidité dans une noirceur accablante au milieu de bruits terribles. Il me semblait y avoir une odeur de mort insoutenable mêlée du sang de mes frères à peine mort refroidissant doucement devant l’horreur. J’étais, du moins, je m’identifiais à ces scènes. J’étais terrorisé, incapable d’agir et en proie à la panique. Tout ceci se présentait à moi comme de vieux souvenirs, pâles et indistincts d’abord et de plus en plus clair à mesure que ce flot d’énergie gagna en moi intensité et force. Je dus comprendre rapidement que ce fut fort probablement ma dernière incarnation avance celle-ci. J’étais submergé par la culpabilité, sans doute celle reliée à un manque d’action de ma part envers mes confrères. Pendant que je tentais de comprendre ce qui m’arrivait, d’autre images arrivèrent et les scènes devenaient parfois très confuses, comme lorsqu’on se laisse porter par nos souvenirs, chacun attirant à lui la suivante sans nécessairement avoir une chronologie intrinsèque. Parmi ceux-ci, une femme apparaissait semblant toute droite sortie de l’époque des débuts de l’exploration spatiale américaine. Ont aurais dit une scène d’un film des années 50 ou l’on voit la famille typique américaine vivant de manière assez aisée sans toutefois être de la haute. J’étais cette femme ou du moins j’en ressentais l’impression de l’être avec tous les soucis reliés au maintien de la bonne famille. Je vivais pour et par mon maris dans une petite banlieue campagnarde entourée de prés verdissant à l’année. Je me voyais contrainte d’être selon les vue de l’époque et bien que j’aspirais à de plus grand défis, je me devais de suivre les coutumes et servir mon mari était un principe que j’adhérais avec une totale ferveur.  Je me voyais souvent gambader dans les champs derrière la demeure à rêvasser ma vie, à imaginer comment le monde serait meilleurs. J’étais la étendus à inventer la vie devant chaque nuages qui passaient. Mon mari était pris par son travail, celui-ci très souvent et trop souvent absent, me laissait seule avec un sentiment d’abandon mêler à l’impression d’être enfin moi-même. Je ne puis dire qui, il était, même si j’ai l’impression assez nette que celui-ci pratiquait une profession d’ingénieur quelconque au sein probablement de la NASA. Pendant que je laissais mes pensées voguer au gré de l’été sous ces champs ensoleillés, je me surpris à vivre la même chose que cette soirée comme si le passée, le présent et le futur perdaient leurs linéarités et s’imbriquaient les uns dans les autres. Cette femme qui semblait être moi, voyait elle aussi les images de son passé, sans trop chercher à en faire le point.

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À cet instant je fus prise par des vagues d’énergie telle que des larmes se sont mises à coulés le long de mes joues.  Je comprenais que mon âme tentait de me rappeler qui j’étais, comme si enfin je trouvais le fil d’Ariane qui tissait ma vie. L’amis à mes côtés fut témoins lui aussi de cet évènement et curieusement au moment d’écrire ces lignes, il se manifesta prouvant une fois de plus et ceci à de nombreuse reprises que nous sommes tous reliés. Car débutant par des salutations routinières, je lui demandai tout de suite :

« Sens-tu quelques choses de spécial? »

Sans même avoir pris le temps de lui renvoyer une réponse à la formule de convenance. J’eus pour réponse :

« Oui! »

Bref, retournons à ce fil d’Ariane qui tout d’un coup ce tissait devant mon regard ébahis. Je comprenais enfin d’où je venais avec tout ce que cela pouvait comporter comme compréhension. Imaginer vous au fond d’une grotte sombre qui tout d’un coup s’illuminerait. Celle-là même où vous aviez passé votre vie à l’explorer à tâtons afin de vous en dessiner sa représentation. Vous seriez vous aussi j’en suis sure, éblouis de constater enfin la réalité de celle-ci et surtout de voir le fruit de votre imagination prendre pied dans le réel. Tel était mon sentiment, ce fameux soir. Au milieu de ce champ où j’étais moi-même assise, je me voyais dans cette autre champs en train de regarde cette projection auquel j’étais conviée d’assister mais cette fois-ci j’avais conscience du grand réalisateur.

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Pendant que le vent intérieur se calmait devant toutes cette beauté réalisé, je fus encore une fois transportée dans cette autres champs, il faut croire que cette nature revêt pour moi une grande importance, cette fois-ci nous étions plus du tout à la même époque. Au loin se dessinait une maison de style colonial de l’époque de la colonie française. J’étais là à courir sous mes plus beaux atouts en compagnie de ce qui me semblait être ma sœur. Nous courrions à tout rompre sans penser aux lendemains. Au milieu des hautes herbes, j’entendais des rires complices, des scènes où nous étions en totale complicités tel deux sœurs inséparables. Nous étions couchées sur le sol en train de ce raconter la beauté du dernier venu et rêvions notre avenir. En toute innocence nous nous laissions réchauffer par le soleil, sans ce préoccuper du danger qui pouvait surgir à tout moment dans les bois.   Je me rappelle ou du moins, j’en ai l’impression, d’une vie douce et dure à la fois. Nous étions entassés dans cette maison et devions chaque jour travailler notre peine. La vie était toutefois belle, bien que ma famille semblait sévère, mon père s’adoucissait dès lors que la garde avait passée. Il semblait que nous venions de vivre une certaine crise avec ces sauvages. Ma famille avait choisis de vivre en dehors des fortifications dans un petit hameau de quelques maisons espacés de plusieurs centaines de mètres. Chaque jours nous avions la visite des soldats et mon père qui semblait être de noble convenance leurs parlaient au loin sans que l’on sache vraiment de quoi il en retournait. Quand je repense à cette vie, ou ce qui semble avoir été ma vie, je sens une profonde tristesse, je dus partir tôt, sans doute d’une maladie en proie à une intense fièvre. Ma sœur là au pied de mon lit en pleure sentant ma dernière heure venus.

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Aussitôt prise de vitesse je fus projetée au travers une série d’images qui défilaient à vitesse beaucoup trop rapide pour en saisir l’essence. Je me retrouvai dans la grande bourgeoisie de l’époque médiévale, autour de l’an 1200 quelques. J’étais à ce qui me semblait, une duchesse dans un château d’époque. Ce n’était pas une demeure énorme mais celle-ci rivalisait avec beaucoup d’autres.  J’étais très belle et surtout très aimée par les gens qui m’entouraient. Je dégageais assurance, douceur et une féminité toute maternelle envers ma cours. On me vouait un profond respect, pas par crainte mais par admiration. J’avais de grands principes et je croyais qu’il était impérial de ne point en déroger. Une grande dame ne pouvait montrer faiblesse. Le gout pour les belles choses et les robes luxuriantes côtoyait mes journées. Mais jamais  dans la désinvolture et toujours avec un profond respect pour qui j’étais et surtout ce que je représentais pour les gens autour de moi. Je faisais partie de la noblesse et la noblesse ce devait d’être toujours exempte de bassesse. Pendant que je me laissais porter par la musique de ce moment au milieu de mes divers habillages en compagnie de mes suivantes entremêlés de moments protocolaire car je me devais de faire honorer la droiture et la sagesse  porté par mes ancêtres. Je me voyais la, en train de jeter un regard fuyant ces obligations de par la fenêtre de ma chambre au loin et encore une fois, j’étais submergée par l’insaisissable, l’étrangeté et l’impression du déjà vue. Encore une fois l’énergie me parcourut l’échine m’arrachant des larmes de bonheur, comme si chacune de nos vies se regardaient tous en même temps, avec un petit sourire en coins, semblant dire : « tu sais maintenant » accompagnée de cette écho du passée encore vivace, comme si j’étais la devant la fenêtre de cette chambre prenant subitement conscience du lien.

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Tout ceci se passa, de manière plus ou moins suivis, même de manière plutôt décousus, car je me devais de faire pause afin de laisser le temps à mon corps d’absorber ce qui me semblais être LA VÉRITÉ, MA VÉRITÉ. L’amis qui m’accompagnait fut lui aussi submergé d’images qui semblaient reliés à mes vies, je ne puis jugée de l’intensité de celle-ci mais je puis vous assurer que cette personne s’en rappel encore. Au travers de moment où celui-ci me partageait ces impressions, je repartais telle une abeille qui butine de fleur en fleur en découvrant toujours une fleur plus magnifique que la suivante.  Ces vies passèrent de l’époque égyptienne ancienne où je fus architecte, à celle de druide ou de grand mage celtique, je dirais même archidruide, ou encore ces images semblait me provenir d’une époque très lointaine d’une civilisation désormais disparut ayant acquis de très grande connaissances en ce monde qui semblent en voie d’être à nouveau découvert. Chaque fois ces impressions venaient tisser la toile de qui j’étais, en expliquant encore plus mes gouts, mon attrait pour l’histoire, les langues. Je voyais d’où me provenait ce gout pour les grandes choses, mon profond respect pour la droiture et ce côté empreint de respect et de douceur porté par celle que je fus surement à l’époque médiéval. C’est comme si enfin je pouvais tracer mon chemin parmi les dédales de la vie que je vivais. Je me rappelle m’avoir levé les yeux au ciel et avoir remerciée de vivre un tel moment. J’étais complète et je vivais là un moment de plénitude inconcevable, les larmes de joie continuèrent de couler sur mes joues et doucement le voile s’estompa, tranquillement mon corps semblait s’alourdir et revenir dans cette réalité. Cette fois-ci, c’était avec la profonde conviction que j’allais à nouveau revivre de tel moment.

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Pour nombre d’entre vous, ce genre de récit semble fantastique, voir même impossible. J’ai beaucoup hésité avant de le partager avec vous car, ce faisant je me dénude et expose à vous chers lecteurs, mes plus profondes convictions, mes plus profondes entrailles. Je comprends que certaines personnes ne pourront croire en ces choses, il fut un temps où moi-même je m’y refusais. L’important n’est pas tant de savoir si cette expérience fus réelle, si celle-ci fus réellement celle de mes vies antérieurs. Mais plutôt d’embrasser cette expérience, de la vivre intensément pour ce qu’elle est. C’est-à-dire un des moments les plus grandiose de ma vie, où je pus un cours instant croire en la magie, croire que tout était relié. Ce genre de moment où vous êtes profondément changé. Je le partage aussi car je crois profondément que je ne suis pas la seule en ce bas monde à vivre l’étrangeté et que par l’exercice du partage ont permet ainsi à d’autre d’en faire tout autant. Pour moi il est clair aussi que ce partage à un effet de catharsis profond sur mon être et me permet d’être plus humaine, plus emphatique des gens qui m’entourent. Alors je me dis à quoi bon chercher à savoir si ce moment fus réel, tant et aussi longtemps que ce moment m’a permis de grandir, d’être encore plus à l’écoute des gens autour de moi. Il m’importe peu que vous partagiez mes croyances, ni même que vous en désapprouviez son fondement. L’important pour moi ce soir, ici et maintenant est de vous avoir fait voyager vous aussi, de vous avoir faire ressentir un peu de magie, de vous avoir donné un peu d’espoir dans ce monde teinté d’horreur, au pire, vous avoir au moins divertis.

N’oubliez jamais, le monde n’est pas nécessairement ce que vous croyiez qu’il est…

Pseidonia.


A propos de pseidonia

Une personnalité attachante et d'une candeur rafraichissante. Elle est des plus loyale et prête à s'impliquer pour aider qui appel. Parfois soupe au lait et d'un nature pantouflarde elle peut en l'espace d'un instant devenir l'humoriste de la place J'ai 35 ans je travail comme conseillère aux soutient technique à la clientèle chez Vidéotron et j'enseigne la réanimation cardio respiratoire et le secourisme pour un grand ONG mondial, j'aime l'informatique, le ciné et la vie en général. Le magazinage on s'en sort pas bien sur. J'ai étudiée à l'école George-Vanie à Laval jusqu'a secondaire 4 et à l'école Évariste-Leblanc du 4 au 5. J'ai fait mon diplôme en design de mode à l'institut supérieur de design de mode de montréal. Bref je crois que j'ai fais le tour un peu de qui je suis ahh oui c vrai bienvenus et je suis heureuse de vous revoir xxx

Commentaires

  1. POG dit :

    J’en ai les larmes aux yeux ………..

    Je suis sans mots ……….

    POG

    1. pseidonia dit :

      Merci pour ce superbe commentaires 😉

  2. POG dit :

    Si seulment j’avais ta plume… si seulment 😉

  3. pseidonia dit :

    Je fait encore beaucoup trop d’erreur. Mais suis contente que vous apprécié.

    1. POG dit :

      Pat les erreurs .. ont sen fou ! ça viens du coeur . Moi je regarde pas le body mais le moteur ,comme je tai déja dit ( acuité d’esprits ) , Ton texte est le reflet de ce que je ressent depuis toujours ….. mais moi j’ai aucun talent pour mettre sur papier

  4. pseidonia dit :

    Merci tu as raison, il faut garder l’essence et non la forme.